Le premier miracle - Copie

 

Catégorie 63, couverture avec un soleil ou une lune: "Le premier miracle" de Gilles Legardinier

Le premier miracle

 Benjamin Horwood, historien et universitaire doublé d'un incorrigible optimiste à l'humour potache, se trouve enrolé, bien malgré lui, par les services secrets britanniques. Au coté de l'agent secret, Karen Holt, il met ses connaissances au profit de l'enquête concernant des vols d'objets très anciens et assez particuliers pour lesquels les cambrioleurs n'ont pas hésité à tuer! 

 Cette aventure va conduire toute l'équipe sur les traces des cultes antiques, les mythes anciens, la civilisation mésopotamienne et la culture sumérienne mais aussi des mythes plus récents entretenus par la croyance populaire. Tout cela peu paraître rébarbatif aux yeux des néophytes mais le style est suffisamment plaisant pour que tout le monde puisse être accroché par l'histoire et veuille arriver au bout des 506 pages que composent ce roman.

 C'est ma première rencontre avec cet auteur et, bien que la lecture de ce récit soit fluide, le sujet n'a rien de bien nouveau. Benjamin n'est pas sans rappeler Robert Langdon de Dan Brown, l'humour (quelque fois pesant) en plus, doublé d'un Indiana Jones moins sportif.

 L'intrigue est assez bien construite et tous les éléments historiques font preuve de recherches fouillées de la part de l'auteur. Il suffit de voir la longueur de la bibliographie de référence en fin d'ouvrage. Bien que je n'adhére pas du tout au mythe, à la base de toutes ces disparitions et qui constitue le dénouement, je n'ai pas boudé mon plaisir en profitant d'un agréable moment de lecture.

 Apparemment, c'est la première fois que Gilles Legardinier s'attaque à ce genre de littérature: aventure et espionnage. Je trouve que, malgré quelques longueurs, ce coup d'essai est assez réussi. Il faudra que je retrouve cet auteur sur son terrain de prédilection: la comédie!

 

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Catégorie 57, unlivre qui aborde plusieurs continents: "Une anglaise à bicyclette" de Didier Decoin

Une anglaise à bicyclette

 Jayson Flannery, photographe anglais, imprime sur ses plaques photographiques l'horreur du massacre des sioux Lakotas à Wounded Knee dans les grandes plaines du Dakota du sud. C'est à l'église épiscopale où se réfugient les maigres rescapés qu'il rencontre Ehawee, une fillette, retrouvée criant sous le cadavre de sa mère. Il se retrouve avec la gamine sur les bras sans qu'il ait eu le temps de refuser.

 Après l'avoir abandonnée dans un orphelinat, il est pris de remord et revient la récupérer juste à temps pour embarquer vers l'Angleterre. Ehawee devient Emily pour garder une consonance identique avec un prénom plus britannique. Elle grandit à Probity Hall, la demeure familiale fortifiée plantée au milieu d'un parc. Son père adoptif lui présente les habitants de Chippingham auprès desquels il la fait passer pour une irlandaise. Une petite vie bourgeoise du 19° siècle s'écoule doucement dans ce coin de campagne du Yorkshire. Emily devient une très jolie jeune fille exotique qui intrigue un peu l'entourage. Jason, veuf depuis trop longtemps, n'est pas insensible à son charme de plus en plus affirmé et décide de l'épouser.

 Emily reçoit, en cadeau de la part de son mari, une bicyclette avec laquelle elle va parcourir de plus en plus de distance pour assouvir son idée fixe: retrouver les fées dont Sir Conan Doyle relate la présence dans un journal qui publie régulièrement ses écrits.

Mon avis: Très partagée dans l'appréciation de cette histoire romanesque. La douceur des personnages fait replonger le lecteur dans l'Angleterre victorienne après un détour par l'Amérique à feu et à sang, marquée par le massacre méthodique des populations indiennes. Si la lecture de l'ouvrage n'est pas désagréable, je n'ai pas trouvé le véritable enjeu de cette histoire quelque peu improbable; ou alors, je suis passée complètement à coté! Les multiples éléments à connotation sexuelle évoqués n'ont pas vraiment de raison d'être, n'apportant absolument rien au récit. Cette jeune femme parcourant à toute allure les routes et chemins du Yorkshire à la recherche de fées prétendues vues par le père de Sherlock Holmes m'a paru totalement absurde. Je crois qu'il m'a manqué un fil conducteur, ne sachant pas où l'auteur voulait m'emmener, j'ai fini par décrocher..... et tomber de vélo dans une ornière!