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Catégorie 17, chat sur la couverture du livre: " Les mémoires d'un chat" de Hiro Arikawa

Les mémoires d'un chat

 Satoru Miyawaki adore son chat qui le lui rend bien mais pour une raison sérieuse, tenue secrète, il doit s'en séparer. Il se met en quête d'un foyer pour lui assurer un futur confortable après 5 ans de collocation heureuse.

 A cette occasion, le jeune homme renoue avec son passé, reprend contact avec ses anciens amis d'école pour leur présenter Nana, son félin, ex SDF à moustache. Pour cela, ils embarquent tous les deux à bord du vieux monospace et traversent le Japon.

 Nana, prend très souvent la parole pour donner son point de vue sur le voyage, les amis de son maître, les compagnons à quatre pattes qu'il rencontre, avec son sens inné du pragmatisme. Il apprend à mieux connaître Satoru en écoutant le récit des différentes étapes douloureuses qu'il a traversées dans sa vie dès son plus jeune âge.

Mon avis: Donner la parole à un animal n'est pas si fréquent. L'auteur y excelle avec beaucoup d'humour et de verve. Cette ambiance colle tout à fait à l'air jovial et goguenard du chat de couverture. C'est d'ailleurs ce dessin qui m'a d'abord attiré pour répondre à cette catégorie mais rapidement la personnalité des personnages est venue occuper tout l'espace. Le style est très contemporain, sans vulgarité ni mièvrerie.

Le livre est composé de cinq parties. Chacune correspond à la personne candidate à l'adoption de Nana: Kôsuké, son camarade de primaire, Yoshiminé, copain de collège, le couple Sugi et Chikako, ses amis de fac et enfin Noriko, sa tante célibataire chez qui se terminera son voyage et où l'auteur révélera la raison de cette séparation inéluctable. Chaque rencontre, par petites touches, dévoile peu à peu la vie de Satoru avec des anecdotes, tour à tour, touchantes, comiques ou tragiques. 

Malgré tout, Hiro Arikawa s'ingénie à montrer le bon coté de la vie même dans ses périodes les plus difficiles. Il traite également de la prise de conscience, de la compréhension et du respect que l'humain doit à l'animal, domestique comme sauvage. C'est aussi l'histoire d'une rencontre de deux solitudes qui vont s'apprivoiser et apprendre à s'aimer. La délicatesse japonaise imprègne chaque page.

Un livre plein d'émotion et de douceurs est, pour moi,  un nouveau coup de coeur inattendu.

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 Catégorie 38, livre endormi dans ma PAL: "Demain j'arrête" de Gilles Legardinier 

Demain j'arrête

 Julie travaille dans une banque et a retrouvé sa liberté après avoir partagé la vie d'un musicien raté pendant deux ans en subvenant à ses besoins. Avec sa bande de copines, elle dîne une fois par mois pour se raconter des histoires de filles. Un nouveau voisin au nom saugrenu vient d'emménager dans son immeuble. C'est le début d'une "traque" pour le découvrir et tout connaître de ce personnage. 

 Tout le monde se connaît dans le quartier de Julie, commerçants, clients..... Elle vit dans une ambiance sympathique, mais ne s'épanouie pas dans son travail, aussi elle décide d'en changer.

 Ce roman à l'allure du "Journal de Bridget Jones", accumule les situations les plus improbables. Malgré tout, les aventures de la célibataire la plus givrée, quoique son cercle d'amies n'a rien à lui envier, m'ont vraiment amusée. Qu'importe la logique et la réalité, ce n'est pas si souvent qu'un livre me fait rire sans prétention. Par moment, les réflexions des "filles" sont tellement réalistes que l'auteur fait complètement oublié son état de "mâle". 

 La déjantée et maladroite Julie, avec son grand coeur, un peu trop artichaut, et tous les protagonistes de cette histoire seront vite oubliés mais auront participé à apporter une note de "lâcher prise" par moment désopilante qui ne se refuse pas.

 

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Catégorie 66, presonnages principaux non humains: "Demain les chats" de Bernard Werber

Demain les chats

 Bastet, une jolie chatte d'appartement, s'est mis en tête de communiquer avec son entourage, poisson, oiseaux, "sa servante" (sa maîtresse) sans grand succès. Puis elle rencontre son voisin siamois, Pythagore muni d'un port USB dans la tête. Il lui raconte tout ce qu'il sait grâce à la technologie que les Humains lui ont implantée: l'histoire des chats et des humains, leurs relations fluctuantes au cours des siècles.

Mais la France est au bord de l'implosion avec attentats, violences et terrorisme. Les humains s'entretuent. Les chats doivent sauver leur peau, ils se regroupent en meute, difficile à accepter quand on est de nature individualiste et surtout indépendante. Les rats, eux, se multiplient et sèment la peste autour d'eux. Si les chats ne s'allient pas aux humains, les horribles rongeurs seront les maîtres de la planète. 

Mon avis: Je suis très déçue par cette lecture. Les premières 150 pages m'ont parues assez ennuyeuses avec les discours pompeux de Pythagore, le chat bionique. Ensuite vient l'action, la lutte acharnée entre espèces, la destruction des humains, la domination par les rats et la sauvegarde des connaissances par les chats avec des passages surréalistes comme les chats dégoupillant des grenades.... Pourtant, l'idée n'est pas inintéressante. On apprend beaucoup sur l'histoire des félidés et la place que la société leur a accordée au cours des siècles: haïs, maléfiques, brûlés vif, déifiés, vénérés....etc. 

Depuis des années j'ai repoussé le moment où je lirai "Les fourmis" du même auteur. Ce livre excitait ma curiosité mais je crois que cette expérience me suffira. Je confirme, si je n'en étais pas encore certaine, que je n'adhère pas du tout à la science fiction et tout ce qui s'en approche.

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51 livres lus sur 80 prévus au défi, palier lectrice assidue atteint.