Défi lecture catégorie 20 et 36.....#3/80
Une visite chez mon libraire s'est vite imposée à moi à la recherche d'ouvrages me permettant de satisfaire quelques catégories du Défi Lecture et, aussi, ma curiosité.
J'ai effectué une première sélection et je crois bien que je vais être reçue à bras ouverts lors de mon prochain passage en boutique.
Lors de mes vacances "deux roues", j'ai pris l'habitude de restreindre la quantité de bagages, volume et poids obligent. Mais au grand désespoir de mon motard, impossible de m'imposer un nombre limité de livres, aussi la solution que je pratique depuis plus de 3 ans, et pour nous satisfaire tous les deux, s'est imposée d'elle même: la liseuse!
Je croyais rencontrer des difficultés pour m'adapter, le livre m'étant un objet si précieux et un compagnon de si longue date, je sais que je ne pourrais jamais me passer totalement de sa présence. Je me suis surprise à vouloir tourner des pages inexistantes tant un récit me passionnait. De plus, pouvoir régler la luminosité de l'écran et lire dans le noir sans gêner personne, est un vrai régal.
Dans quelques semaines, je vais disposer de beaucoup plus de temps qu'aujourd'hui, aussi je vais m'intéresser de très près aux possibilités offertes par la bibliothèque de mon village, en relation avec la médiathèque régionale, avant que la maison, déjà bien remplie, ne déborde d'ouvrages.
Voici les derniers livres qui m'ont offert leur histoire.
Catégorie 20: Un voyage dans le temps: "L'ombre du papillon" de Marilyse Trécourt.
C'est Edward Lorenz en 1963 qui a introduit l'idée que la plus petite décision pouvait avoir des conséquences immenses en imageant sa pensée par un papillon: "un simple battement d'aile de papillon dans l'Atlantique peut provoquer un ouragan dans le Pacifique".
Tout le monde sait que la vie n'est pas un long fleuve tranquille mais une succession de choix. Pour avancer nous n'échappons pas à cette règle et notre destin, notre entourage s'adaptent en fonction de nos choix.
Qui ne s'est jamais poser la question de savoir si LA bonne décision a été prise pour poursuivre son épanouissement? Qui n'a jamais pensé à pouvoir revivre une période de son existence pour prendre une toute autre direction et changer sa destinée?
C'est ce qui va se passer pour Thomas. A 38 ans, il coule une vie paisible, relativement monotone avec un travail pas vraiment exaltant mais qui a le mérite de faire vivre sa famille. Un matin, il se retrouve dans la maison de ses grands parents et fait le choix de reprendre sa vie 20 ans plus tôt, à 18 ans, l'âge de toutes les audaces.
Tout semble simple, une page blanche à réécrire ayant toujours le souvenir du passé et des erreurs commises....et pourtant! Selon l'expression connue, l'herbe était-elle vraiment plus verte ailleurs? Un semblant de réponse peut être tiré de ce livre: c'est à nous de rendre notre vie la plus belle possible car, si on ne peut pas vivre dans deux dimensions parallèles et établir une comparaison entre les deux, comme le fait Thomas, rien ne nous dit qu'un choix différent aurait répondu à nos aspirations et nos rêves d'enfant.
Mon avis: Un roman au style fluide et précis qui se lit avec plaisir et qui, sous une apparence légère, force le lecteur à réfléchir sur les chemins de la Vie à choisir pour tendre vers le Bonheur.
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Catégorie 36:Un livre écrit par un auteur belge: "Le Crime du comte Neville" de Amélie Nothomb
Dans cette catégorie, beaucoup d'auteurs belges auraient pu satisfaire ma curiosité mais la Dame au chapeau s'est immédiatement imposée ne laissant place à personne d'autre.
Amélie NOTHOMB est un écrivain que je connais bien pour avoir lu et adoré nombre de ses romans: Stupeurs et tremblements, Hygiène de l'assassin, Métaphysique des tubes, Cosmétique de l'ennemi, Antéchrista, Acide sulfurique ...etc.
Elle renouvelle sans cesse ses sujets et les traite de façon loufoque avec un humour souvent grinçant mais depuis quelques années, je l'avais un peu délaissée, ne retrouvant pas la verve que j'aimais. Pour ce défi, je me suis aisément laissée convaincre de replonger dans son "monde".
Le crime du comte Neville est à mi-chemin entre un court roman et une nouvelle. Un aristocrate désargenté décide de donner une dernière réception grandiose dans son chateau avant de s'en séparer. Une voyante lui annonce qu'il va commettre un crime pendant cette fête. Dès lors, il perd le sommeil et échafaude plusieurs scénarios jusqu'à ce que sa dernière fille, Sérieuse, lui donne la solution.
Encore une fois, nous sommes transportés dans le monde de Nothomb, absurde, surréaliste et faussement léger. Les noms antiques et désuets, Oreste, Electre, Cléopas..... ajoutent à la loufoquerie de cette famille d'aristocrates.
Maintenant, lorsqu'une conversation m'ennuiera profondément je serai amusée de déclarer d'un air entendu, comme la comtesse Alexandra Neville: "Venise s'enfonce" pour voir l'effarement dans les yeux des participants.
Mon avis: je suis heureuse d'avoir retrouvé l'univers d'Amélie Nothomb même si ce roman n'est pas le meilleur de ce qu'elle a déjà écrit, il est extrêmement jubilatoire.



